Star Wars, guerre et politique : Épisode 1 – De l’Ancienne République à 						l’avènement de l’Empire (-15 000 ; -19)

Star Wars, guerre et politique : Épisode 1 – De l’Ancienne République à l’avènement de l’Empire (-15 000 ; -19)

Reading Time: 14 minutes

L’univers de Star Wars dépeint les aventures et mésaventures de la famille des Skywalkers sur deux, voire trois générations. L’action et la trame de l’univers cinématographique Star Wars se concentre donc sur des personnages, des quêtes, et sur les relations qui unissent les protagonistes entre eux et animent leur dévouement à des causes.

Mais cet univers est d’abord politique, et qui plus est, politico-militaire. En effet, le devenir d’Anakin et de Luke accompagne celui d’une galaxie et de ses structures politiques en guerre, dont les enjeux sont intimement liés au destin des personnages principaux- sans Guerre des Clones, pas d’Empire, et sans Empire, pas de Rébellion. A ce titre, la guerre et ses enjeux politiques ne sont pas seulement le cadre des Star Wars : ils sont le sujet de fond de la saga.

Nous vous proposons donc d’étudier les principales entités politiques de Star Wars et le fonctionnement de leurs armées, sujet qui en réalité transcende l’ensemble des grandes thématiques de cet univers. Car derrière le récit mythique et fantastique se cache un univers politique très finement imaginé, qui n’est pas sans rappeler le méticuleux Cycle de Fondation d’Asimov.

Remarque : cet essai d’histoire de la guerre utilise la chronologie dite classique de l’univers Star Wars, qui place la bataille de Yavin et la destruction de l’Etoile Noire en l’an 0.

 

I. La République

La République est montrée dans la prélogie comme un système politique faible et corrompu qui peine à endiguer les volontés autoritaristes de ses leaders et à freiner l’avancée des mouvements séparatistes. Mais ces trois films n’offrent qu’une vision de l’univers concentrée sur les vingt dernières années de ce système politique, forcément sur le déclin.

Il convient de revenir plus tôt dans le temps pour étudier les évolutions politico-militaires de cette immense République millénaire.

 

Le système militaire de l’Ancienne République jusqu’à la réforme de Ruusan : Une République Jedi ?  (-15 000 ; -1000)

La République est très ancienne dans l’univers de Star Wars, et son premier système politique est extrêmement lié à la découverte de la Force et aux Jedi.

Face aux premiers Sith, qui constituent au départ une branche dissidente de l’Ordre Jedi, la République est très militarisée, et dispose d’une armée et d’une marine, constituée essentiellement de militaires professionnels et placés sous le commandement de Jedi.

Des soldats de l’Ancienne République. La nature du recrutement des armées de la République lors des Guerres Sith est très peu documentée, tout comme l’ensemble de l’histoire politique de cette période.
Des soldats de l’Ancienne République. La nature du recrutement des armées de la République lors des Guerres Sith est très peu documentée, tout comme l’ensemble de l’histoire politique de cette période.

Les Jedi occupent du reste des postes administratifs très importants à la tête de l’Etat- notamment celui de Ministre de la Défense- et constituent lors des Guerres Sith une entité militaire. Le pouvoir conféré par la Force en fait des guerriers compétents et c’est pour cela qu’ils combinent rôle de commandement opérationnel (à terre comme à la tête d’une puissante marine spatiale), de commandement stratégique et même de pouvoir politique.

A l’issue des Guerres Sith, dont peu de choses sont connues, une grande réforme survient pour mettre fin à la sur-militarisation des Jedi et limiter leur pouvoir croissant au sein de l’appareil administratif de la République, d’autant que les Jedi sont susceptibles d’être séduits par le Côté Obscur et donc de basculer en entraînant leurs armées et flottes avec eux.

C’est la Réforme de Ruusan (-1000), qui marque le début de la République Galactique telle qu’elle est montrée dans la prélogie, avec une relative autonomie des Jedi qui les maintient loin du pouvoir politique.

 

La République Galactique d’avant la Guerre des Clones : les Jedi comme gardiens de la paix (-1000 ; -22)

La Réforme de Ruusan consacre la fin des Guerres Sith et la chute de l’Empire Sith, établi sur Caliban.

Dans les premiers siècles du 1er Millénaire débute une nouvelle phase d’extension coloniale, notamment de la part des Coréliens (Qui sont plus ou moins les humains de l’univers de Star Wars), vers des régions plus éloignées de la Galaxie, et notamment la Bordure Médiane. Le système politique Républicain garantit plus d’autonomie à ses membres, et devient beaucoup moins centralisé. La faiblesse du pouvoir central est peut-être perçue comme un moyen de garantir la souveraineté des systèmes planétaires à l’occasion de cet élan de colonisation.

Le Chancelier a certains pouvoirs exécutifs, mais n’importe quel sénateur peut proposer des projets de lois au reste du Sénat, avancer une motion de censure, et proposer une réélection du Chancelier.

Le Sénat Galactique est l’organe principal de la République. Il ne semble pas y avoir de règle particulière pour le choix des sénateurs : certains représentent un monde (La Sénatrice de Naboo), d’autre un système, d’autres enfin des intérêts privés ou des conglomérats d’intérêts privés (Le sénateur de la Fédération du Commerce Lott Dod) voire peuvent cumuler les trois.  

Le pouvoir central est faible, et ne maintient pas une armée ou une marine- tout juste dispose-t-il d’une flotte diplomatique, caractérisée par les couleurs rouges des coques de ses vaisseaux, de tonnage plutôt faible.

Un vaisseau diplomatique républicain, de design coréllien. S’il n’est pas armé, il dispose de boucliers et d’équipements de guerre électronique puissants.

Ainsi, face à la piraterie ou les menaces extérieures, chaque entité politique reconnue (c’est à-dire, qui dispose d’une place au Sénat et respecte la Constitution Républicaine) se dote de Forces de Défense planétaires propres, comme les Forces Royales Naboo.

Un Chasseur N-1 des Forces Royales Naboo. Les systèmes planétaires les plus riches  disposent non seulement de leurs propres forces armées, mais aussi de leurs propres industries d’armement.

Face à cette décentralisation majeure, le rôle des Jedi a changé. Au-delà de leur rôle spirituel et religieux (que l’on pourrait discuter, car la Force est une entité manipulable aux effets démontrables et parfois spectaculaires), le Conseil Jedi a un rôle judiciaire, sous le contrôle du Ministère de la Justice. Les Jedi ne sont plus des moines-guerriers comme au temps de l’Ancienne République, et leur rôle se rapproche plus d’une police spéciale, autonome, régie par des règles propres tout en respectant le cadre républicain, se doublant d’une fonction de gardiens de la Force.

Investigateurs et diplomates, ils sont maintenus loin des structures décisionnaires, bien que les membres du Conseil soient des figures influentes et respectées. Dans leur rôle judiciaire et diplomatique, ils doivent d’abord faire appliquer les décisions du Sénat et sont garants de la séparation des pouvoirs, ce qui peut les mettre en opposition avec la Chancellerie.

Le rôle de gardiens de la Force est donc parallèle à ces fonctions, ce qui semble contribuer à leur isolement du reste de la société et à la façon dont ils sont vus par les populations civiles : craints, respectés, ils sont à l’origine de mythes et de légendes urbaines qui peuvent virer au conspirationnisme quand ils sont perçus comme un pouvoir parallèle et occulte.

L’agressivité de la Fédération du Commerce, qui atteint son paroxysme en -32 avec le blocus puis la bataille de Naboo, démontre la faiblesse du pouvoir central. .

La montée de la Confédération des Systèmes Indépendants oblige les Jedi à demander un réarmement. Ce réarmement n’est que très partiellement appliqué, étant donnée la méfiance de l’opinion publique et des institutions républicaines pour les Jedi et leurs secrets. On en voit cependant quelques signes dans L’Attaque des Clones : les vaisseaux individuels des Maîtres Jedi, les Chasseurs Delta-VII , sont ainsi légèrement armés.

Mais le premier déploiement de la Grande Armée de la République en -22 marque l’entrée dans une nouvelle ère pour l’histoire militaire de la République.

 

La Guerre des Clones : une Grande Armée de la République (-22 ; -19)

En trois ans, la République décentralisée post-Ruusan devient une gigantesque puissance militaire de plus en plus centralisée.

Les exigences du conflit contre la Confédération des Systèmes Indépendant font appel à une formidable armée de clones surentraînées et suréquipées, associée à une puissante marine. Leur apparition s’accompagne d’une réorganisation du pouvoir politique dans un contexte de guerre majeure.

On soulève la proéminence d’intérêts publics-privés dans la levée de ces armées et de ces flottes. Les clones eux-mêmes sont les produits des experts en bio-ingénierie de la planète océanique de Kamino, qui vendent littéralement une armée  à la République. Les clones naissent, grandissent et sont entraînés sur Kamino, sur d’immenses plateformes fortifiées, et s’y spécialisent selon leurs prédispositions génétiques (souvent programmées par les ingénieurs Kaminoans : il y a un besoin fixe de cadres, d’officiers et de spécialistes pour encadrer et supporter le gros de la troupe). Kamino passe commande à son tour auprès d’industriels de la défense pour armer et équiper ces forces. Les chantiers navals Kuat (du nom de la planète qui appartient au groupe et où sont situés les ateliers navals orbitaux) fournissent par exemple les transports d’assaut qui servent à projeter les légions de clones au-delà des planètes centrales et les croiseurs chargés de les escorter. Plus tard dans la guerre, il semblerait que ce soit directement la Chancellerie qui passe commande pour équiper la flotte.  

Un croiseur  de classe Venator ou Venator II et ses escortes (« croiseurs légers », en réalité correspondant à des frégates dans notre univers) . La Guerre des clones voit s’affirmer du côté républicain les « Star Destroyers », de grandes unités polyvalentes aussi à l’aise en combat naval qu’en porte-vaisseaux et qu’en transports de troupes, une tendance qui deviendra une norme sous l’Empire.

Au-delà de ces quelques millions de clones, il y a intégration d’officiers volontaires dans la marine impériale, souvent issus des classes intellectuelles supérieures et éduqués dans des académies militaires dédiées. Ainsi, les amiraux sont tous issus de ces académies plutôt que des rangs des soldats clones.

Enfin, il y a une intégration occasionnelle des milices de défense planétaires à l’effort de guerre. Ces milices, auparavant dépendantes des planètes et des systèmes qu’elles défendaient, peuvent parfois participer à des campagnes Républicaines lorsque le nombre de clones n’est pas suffisant, et servent alors d’auxiliaires aux reconquêtes.

L’évolution brutale de la structure des forces républicaines accompagne un bouleversement des structures institutionnelles, et en premier lieu du rôle des Jedi.

De gardiens de la paix, les Jedi redeviennent commandants opérationnels des armées. Jusqu’au Régiment, chaque unité de soldats clones est commandée par un officier  clone spécialisé, de sergent à commandant. Mais à partir de la Légion (l’équivalent d’une grosse division), le commandement est effectué par un Maître Jedi, secondé de son Padawan. Puis les Maîtres sont mis à la tête de regroupements d’unités plus larges encore selon leur ancienneté : Corps, Armée de Système Planétaire, et enfin Armée de Secteur Galactique, sous le commandement direct d’un membre du Conseil.

Les Jedi sont désormais des généraux et des combattants, avec des conséquences politiques immédiates.  Les membres du Conseil sont à la tête de leurs armées dans des campagnes militaires qui les éloignent de la capitale Coruscant, et donc de leur rôle de contrôle institutionnel.

Il y a donc moins de surveillance des agissements de la Chancellerie, et moins de supervision de la bonne séparation des pouvoirs : lorsque la crise éclatera en -19, une grande partie des membres du Conseil seront ainsi dans la Bordure Extérieure, dont le Maître Yoda lui-même.

Des Jedi a la tête de leurs troupes clones sur Géonosis. Même les Grands Maîtres ont tendance à combattre aux côtés de leurs hommes.

Or la Grande Armée de la République est sous le commandement suprême du Chancelier.

En conséquence, l’opposition entre le commandement opérationnel (les Maîtres Jedi coordonnés par le Grand Conseil Jedi depuis le Temple Jedi) et le commandement suprême (Le Chancelier Palpatine depuis la Chancellerie) augmente au fur et à mesure que Palpatine se  fait voter de nouveaux pouvoirs par le Sénat.

Il y a clairement une crise politique, larvée au sein de l’appareil d’Etat.

Elle éclate lorsque le Chancelier impose en -19 un représentant au sein du Conseil Jedi, le chevalier Anakin Skywalker. C’est une intrusion sans précédent du pouvoir exécutif dans le pouvoir judiciaire, qui joue sur l’animosité cd Skywalker envers le reste de l’Ordre.

Le Conseil plie, en acceptant le chevalier en son sein, sans pour autant le reconnaître comme Maître. Inquiet du pouvoir grandissant du Chancelier, le Conseil tente de retourner Skywalker en le chargeant de l’espionner, ce qui est l’évènement déclencheur de la fin de la République.

Bien entendu, il faudrait rappeler que Palpatine est un Sith, qui complote pour imposer un pouvoir à son image- mais même sans cette précision, la trame de l’histoire de la saga peut être comprise comme un récit uniquement politique et institutionnel.

La République prend fin lorsque Palpatine utilise la 501eme Légion pour prendre d’assaut le Temple Jedi en -19. En parallèle, l’Ordre 66 qu’il envoie à la Grande Armée retourne les troupes clones contre leurs commandants Jedi.

Palpatine se fait voter les pleins pouvoirs en prétextant anticiper un coup d’état des Jedi contre la chancellerie et le Sénat : c’est le début de l’Empire.

 

II. De la Fédération du Commerce à la Confédération des Systèmes Indépendants (-350 ; -19)

 

La Fédération du Commerce, puissant précurseur de la CSI (-350 ; -32)

La Fédération du Commerce nait en -350 et constitue d’abord une guilde marchande, fondée sur la colonie néimodienne de Cato Neimodia, située dans la bordure extérieure. Son premier rôle est de servir d’intermédiaire entre les pairs marchands qui parcourent les grandes routes hyper spatiales et qui profitent de l’expansion coloniale vers la Bordure Médiane et Extérieure et de les regrouper.

On y trouve à sa fondation principalement des Néimodiens, mais au fur et à mesure que Cato Neimodia devenait un hub commercial et que la Fédération s’étendait, elle incorpora des intérêts marchands issus d’autres espèces.

La Fédération investit dans le capital de plusieurs entreprises, jusqu’à former un véritable conglomérat : entreprises marketing (Eleven Star Marketing), secteur des produits manufacturés, de l’agro-alimentaire, de la construction spatiale  et peut être même les Ateliers d’Armement Baktoid, spécialisés dans le développement de matériel de combat robotisé.   

Grâce à ces investissements, elle se lance dans des entreprises d’exploration et de colonisation, en installant des comptoirs commerciaux à travers la Galaxie.

La Fédération du Commerce poursuit ensuite un autre objectif, celui de se tailler un monopole commercial sur les routes de la Bordure extérieure et médiane. Elle se dote pour cela d’une véritable armée, constituée de droides de combats, de chasseurs robotisés, et d’une grande variété de chars de combat, de véhicules de transport, et d’immense vaisseaux cargos, convertibles en puissant cuirassés transporteurs de troupes.

Ses forces militaires, qui servaient d’abord à se débarrasser des pirates omniprésents dans la Bordure Extérieure, deviennent dans les décennies qui précèdent la guerre des clones une véritable armée, capable de faire plier des concurrents. C’est à la même période que Nute Gunray, un riche marchand Néimodiens, acquiert l’entièreté du capital de l’entreprise et fait assassiner ses opposants du comité d’entreprise de la Fédération, devenant Vice-Roi de celle-ci. Le gouvernement civil de Cato Neimodia se dilue dans la Fédération du Commerce, devenant un support planétaire des opérations marchandes de celle-ci.

Un Cuirassé de la Fédération du Commerce, reconversion d’immenses cargos utilisés à des fins marchandes. En -32, la Fédération est de fait la première marine de la galaxie.

Nute Gunray obtient un siège au Sénat Galactique, et œuvre dans le sens d’une libéralisation des routes commerciales, agissant dans le sens d’une abrogation du Traité Commercial de -1647, qui garantit à chaque planète représentée au Sénat de choisir librement son niveau de taxation commerciale.

C’est à ce titre, et sous l’influence du Seigneur Sith Dark Sidious, qu’il organise un blocus autour de Naboo en -32. Face à l’inaction du pouvoir républicain, il ordonne l’invasion du monde, en utilisant des moyens avancés de guerre électronique pour empêcher les défenses Naboo de s’organiser. La Reine Amidala accepte la reddition lorsque les bataillons de droides entrent dans la capitale Theed, mais refuse de signer l’abrogation des tarifs douaniers.

La défaite de la Fédération face aux efforts combinés de l’Ordre Jedi, des Forces Royales Naboo et des autochtones Gungans ne met pas fin aux ambitions de la Fédération : au contraire, la crise a démontré que le pouvoir central était plus faible que jamais.

Face à cet état de fait, plusieurs groupes privés vont suivre l’exemple de la Fédération du Commerce.

 

La naissance de la CSI : des intérêts privés  aux grandes idées Séparatistes (-32 ; -22)

Dans la lignée de la Fédération du Commerce, les premiers grands adversaires de la République à la fin du 1er Siècle sont d’autres grands groupes représentant des intérêts privés.

Le Techno Syndicat avec à sa tête le Skakoin Wat Tambor regroupe ainsi les grands chefs des entreprises liées aux hautes technologies, et constitue un lobby au sein du Sénat. Le Clan Bancaire du Muun San Hill, syndicat des banques d’investissement, rejoint également ce mouvement, de même que la Guilde du Commerce.

Mais l’union est d’abord tacite : l’ensemble de ces groupes ont les mêmes intérêts, qu’ils peinent à imposer par la voie sénatoriale- l’essentiel des planètes ayant des intérêts contraires- et passent donc par une affirmation plus brutale. La Sénatrice Amidala de Naboo échappe ainsi de peu à plusieurs tentatives d’assassinat de la part de la Fédération du Commerce en -22.

En parallèle, sur plusieurs systèmes ou planètes, dont certaines colonies, des mouvements indépendantistes sont de plus en plus populaires.

C’est le cas des Quarren, une espèce aquatique de la planète Mon Calamari, des Géonosiens, de la planète Raxus, des Onderroniens… Sans compter les systèmes sous le contrôle direct des groupes privés.

Ces Séparatistes poursuivent leurs propres volontés- indépendance, modes de gouvernance propre, rejet de la République qui apparaît comme un pouvoir si lointain qu’il est difficilement vu comme légitime-  et commencent par signifier leurs volontés via leurs sénateurs.

Une délégation sénatoriale Quarren. Très attachés à leur indépendance sur une planète qu’ils partagent avec les Calimari pro-républicains, les Quarren reprendront les armes à la période Impériale aux côtés de l’Alliance Rebelle.

Parallèlement à ces tensions, un sith et aristocrate Naboo, le Compte Dooku, propose de former une grande Confédération qui unirait  les Séparatistes et la Fédération du Commerce, le Techno Syndicat, le Clan Bancaire et la Guilde du Commerce. Alors que l’Ordre Jedi enquête sur la tentative d’assassinat de Padmé Amidala, Le Compte Dooku organise une rencontre entre les quatre grands groupes privés et deux indépendantistes, Peggle le Bref de Géonosis et le chef Tikkes des Quarren.

Ainsi est fondée en -22 la Confédération des Systèmes Indépendants (CSI), sous forme d’un contrat : les planètes Séparatistes participent à l’effort de guerre en hébergeant des usines militaires et des docks pour la flotte séparatiste, mettant à disposition leurs ressources minières, en échange de quoi l’armée et la flotte commandée par les grandes figures de la CSI protègent les systèmes rebelles de l’inévitable reconquête de la République.

La Guerre des Clones modifie ensuite le fonctionnement politico-militaire de la CSI.

 

La CSI en guerre : entre trahisons et défaites (-22 ; -19)

Face à la reconquête des systèmes Séparatistes par la Grande Armée de la république, la CSI compte d’abord sur ses effectifs. Là où il faut plusieurs années pour qu’une nouvelle génération de clones soit prête au combat (malgré le développement cellulaire accéléré de ceux-ci) , les usines de froides peuvent fournir des contingents de plusieurs dizaines de millions d’unités.

Les leaders séparatistes se répartissent donc les armées ainsi constituées pour attaquer simultanément plusieurs points très distants de la galaxie, forçant la République à choisir ses priorités et engager parfois face aux droides des miliciens de moins bonne constitution militaires que leurs clones trop peu nombreux.

L’avantage du nombre concerne aussi la flotte séparatiste, largement automatisée et mise à pied depuis plusieurs décennies par les différents groupes privés.  A l’inverse, la flotte républicaine repose sur de puissants vaisseaux couteux à produire, et sur des équipages nombreux et encadrés par des officiers bien entraînés, ce qui explique la laborieuse montée en puissance de la République.

Une flotte de la CSI, reconnaissable aux marquages bleus sur les coques. Vers la fin de la guerre, les séparatistes sont capables de mettre en service des unités largement équivalentes aux puissants croiseurs républicains- comme le croiseur et porte-vaisseau Providence au devant de l’image. Mais les principaux chantiers navals ont déjà été reconquis : trop peu, trop tard…

A partir de -20, la situation évolue.

Malgré la tentative de coordination de la part des leaders de la CSI, les différents généraux sont isolés dans des secteurs éloignés les uns des autres. Ce manque de coordination entraîne une autonomisation de certains commandants.

Parallèlement, plusieurs planètes séparatistes capitulent sans l’autorisation du reste de la CSI, ce qui contribue à affaiblir la portée du message séparatiste et augmente les tensions dans ses rangs.  

Mina Bonteri, une sénatrice Onderonienne de la CSI, tente ainsi de signer une paix séparée avec la République, mais est assassinée peu après.

Au contraire, certains leaders séparatistes continuent de commander des armées de la CSI après que leur propre planète ait été conquise ou vaincue par la République, comme Peggle le Bref après la deuxième bataille de Géonosis en -21.

Il n’en demeure pas moins que la CSI doit désormais s’imposer à certains gouvernements planétaires pour s’y établir : le Général Grievious s’installe ainsi sur Utapau, et y reste avec ses armées après que le peuple Pa’aun ait demandé son départ.

En -19, au moment du coup d’Etat du Chancelier, la République a déjà vaincu les grandes figures de la CSI, dont Dooku et Grievious, et certaines grandes capitales, dont Cato Neimodia, sont assiégées. Quand Anakin Skywalker décapite les dernières grandes figures de la Confédération sur Mustafar, la défaite stratégique est donc déjà actée.

 

Fin de l’Épisode I.

May The Force Be With You.

Laisser un commentaire

Fermer le menu